Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Sidi Boumediène ou Abou Madyane, de son nom complet Choaïb Abou Madyane El Andaloussi, est un professeur, un auteur et un poète du soufisme, il est considéré comme un pôle du soufisme en Algérie et au Maghreb d’une manière générale. Il est né à Cantillana dans la région de Séville en1126. Issu d’une famille andalouse, Abou Madyane étudie à Séville puis à Fès. C’est dans les montagnes de l’Atlas qu’il alla demander l’initiation mystique à l’ascète berbère Abu Yaza. Il se rend au Machreq, pour le pèlerinage, où il rencontre Abd al Qadir al-Jilani à La Mecque. Sur le chemin du retour, il fait un détour en Palestine où il participe avec Saladin à la bataille de hattin contre les Croisés qui a eue lieu le 04 juillet 1187 , il y perdit une main. Grace à lui, les maghrebins ont hérité du centre de la ville qui deviendra hai elmaghariba jusqu’ en 1967.cet espace urbain servait a recevoir les pelerins du maghreb.

Après son pèlerinage et ses études au Moyen-Orient, il s’installe et enseigne à Béjaïa, capitale florissante et lettrée des Hammadides.

Il est surnommé « al quotb » (le pôle, la sommité), il a été inspiré par Al-Jilani et Al-Ghazâlî. Abou Madyane transmit leur enseignement par Ibn Machich et par Chadili à la plupart des tariqas du Maghreb. Savant, mystique, professeur, poète, il disait : « Quand la Vérité apparaît, elle fait tout disparaître ». Sa réputation de science et de sainteté lui valurent, la défiance du sultan almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur qui le fit appeler à Marrakech au Maroc qu’il n’atteindra jamais. Venant de Béjaia en compagnie de ses disciples, il s’installe au village de Takbalet (commune de Bensekrane) situé à environ 30 km de Tlemcen, où il enseigne la théologie et la science mystique. Il meurt à El Eubbad le 13 novembre 1197. C’est là que l’on édifia son mausolée devenu lieu de pèlerinage des Tlemcéniens et l’un des plus fréquentés au Maghreb.

 

Le mausolée de Sidi Boumediène ou d’Abou Madyane, dénommé al-Ghawth (le salut des affligés), est situé dans le faubourg d’El Eubbad. Il a été construit par le calife almohade Muhammad an-Nasir, honorant la mémoire du saint au début du XIIIe siècle. Il est restauré et embelli par le sultan zianideYaghmurasen, puis par le sultan mérinide Abu al-Hasan Ali (le sultan noir) qui lui adjoignit, mis à part un petit palais, une mosquée dans laquelle Sarmachik, l’architecte de Mohammed El-Kebir bey d’Oran, entreprit des travaux, et à laquelle l’Emir Abdelkader fait don d’un minbar.

 

La mosquée Sidi Boumediene: est située dans le quartier d’El Eubbad à Tlemcen, construite en 1339 (717 de l’Hégire) par le sultan mérinide Abou l’Hassan Ali (dit le sultan noir) comme annexe au tombeau de Sidi Boumediene.

Elle fait partie d’un complexe qui comprend également une médersa, datée de 1347, un petit palais (Dar es Sultân), une zaouia (aujourd’hui demeure d’el Oukil), un hammam et des latrines, édifiés sans doute à cette même époque.

La mosquée est bâtie selon un plan symétrique, rectangulaire de 28,45 × 18,90 m, plus profonde que large selon un rapport de 1,5. On y accède par une porte précédée d’un porche et située dans l’axe du mihrab. Seule la nef centrale se prolonge jusqu’au mur de la Qibla, les autres s’arrêtant une travée avant. En arrière du mihrab, il y a la salle des morts.

 

Plan d’accès: