Mansourah:

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De Mansourah, il ne subsiste que les parties nord et ouest des remparts et la mosquée. Les murailles, d’un développement de quatre mètres environ, délimitaient une superficie de 100 ha. En pisé, épaisses de 1,50 m et hautes de 12 m, flanquées de 80 tours, elles ont à peu-près disparu à l’est et au sud.

La mosquée occupe un rectangle de 60 m de large sur 85 m de long. La porte principale s’ouvre à la base du minaret qui fait saillie au milieu de la face nord-ouest. La cour, carrée, élément propre aux mosquées maghrébines des XIIIe siècle et XIVe siècle, de 30 m de côté, était encadrée de galeries prolongeant les nefs de la salle de prière. Cette dernière était occupée par treize nefs divisées en six travées par des colonnes d’onyx de 0,44 m de diamètre. Le mihrab, niche à pans coupés, était enveloppé d’une salle des morts analogue à celle rencontrée à la Quaraouiyine de Fès. Outre l’entrée principale, douze portes construites en pierres, décrochant en saillie sur les quatre faces, donnaient accès à la mosquée.

Le minaret, bien que découronné de son lanternon, se dresse à 38 m. Une petite porte s’ouvrant dans la mosquée, sous la galerie antérieure de la cour, donnait accès à la rampe qui, par sept révolutions autour du noyau central, montait jusqu’au niveau de la galerie supérieure. Cette rampe était éclairée par de larges ouvertures percées au milieu des quatre faces et par des jours plus petits dans l’axe des rampes. Les murs de 1,50 m d’épaisseur sont faits de pierre siliceuse rose.

Histoire:

Mansourah a été construite par le sultan mérinide Abou Yacoub Youcef (Abu Yaqub Youssouf an-Nasr) au voisinage de la ville de Tlemecn afin de l’assiéger. ce fût l’un des sièges les plus longs de l’histoire de l’humanité (du au

Abou Yacoub essaya d’obtenir la reddition de la capitale zianide par la famine. Ibn Khaldoun rapporte qu’il y eut 120 000 morts parmi les tlemcéniens lors de ce siège. Il poursuit : « Malgré cela, ils ont persévéré dans leur résistance. Oh ! combien ils ont été admirables de persévérance, d’abnégation, de courage et de noblesse ! »

C’est l’assassinat du sultan mérinide par l’un de ses esclaves qui mit fin au siège, avec pour conséquence le retour des mérinides à Fès et l’abandon de Mansourah dont il ne reste aujourd’hui qu’un minaret dressé dans la proche campagne tlemcénienne.

C’est vraisemblablement au cours de ce siège que disparaîtra à jamais un des quatre exemplaires du Coran rédigé par Uthman ibn Affan, troisième Khalife de l’islam. Ce livre était conservé à Tlemcen depuis .

 

Plan d’accès:

 


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